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26 juin 2019 : Riposte.cte… c’est fini ! Mais la lutte continue bien sûr !

LE 26 JUIN A LA ZONE,  A 19H00

QUAI DE L’OURTHE, 42, A LIEGE

RIPOSTE.CTE S’AUTO-DISSOUDRA !

PUBLIQUEMENT ET AVEC ALLEGRESSE

(programme complet ci-bas !)

Pour cette soirée, un panel d’invité.e.s et d’intervenant.e.s  qui nous honore :

Bernard Friot: sociologue et économiste français, l’homme qui a sans nul doute transfiguré le plus notre cheminement et l’a enrichi pleinement de ses concepts, de ses recherches méticuleuses et de ses audaces prospectives.

Gaëlle Jeanmart, coordinatrice de PhiloCité, qui nous a fortement aidé.e.s à questionner et à faire évoluer notre pratique collective et ses exigences formelles.

 

 

Bruno Bauraind, économiste et directeur du GRESEA, qui, à plus d’une reprise, a alimenté et soutenu de ses analyses et de son bagage théorique nos moments d’auto-formation collective.

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Jeremie Cravatte, ex-permanent mais toujours militant bénévole du CADTM, avec qui les collaborations furent multiples, complices, presqu’allant-de-soi mais toujours critiques et titillantes, comme lorsque l’on monta et anima côte-à-côte le réseau liégeois AAA, Alliances (pour) des Altenatives à l’Austérité.

Yann et Etienne, nos alliés bruxellois, qui, avec beaucoup d’amitié, de confiance mais aussi de vigilance théorique et critique, nous ont notamment accompagnés dans cette aventure de constitution du réseau Stop Art.63§2, tentant de faire front contre l’exclusion des milliers de travailleurs hors emploi pour durée de chômage anormalement longue.
Julie Peyrat et ses comparses de METAL (Mouvement des Etudiant.e.s et Travailleur.se.s des Arts en Lutte), qui, ces derniers mois, ont fait souffler chez nous, surtout lors de nos “Mercredi Hors Emploi”, un souffle de jeunesse, de créativité et d’enthousiasme revigorant.
Fabian Catarossi, délégué CGSP du Forem de Liège, qui, très tôt, fut l’un des bien trop rares militants syndicaux à nous suivre et à nous encourager jusqu’à faire de nous les comparses patentés des piquets de grève montés régulièrement par les travailleurs de cette institution que nous n’aimons vraiment pas beaucoup, surtout depuis qu’elle a repris à son compte les pratiques de contrôle et d’exclusion du droit au chômage.

Faiza Hirach, du Réseau Salariat, organisation avec laquelle la proximité d’analyses, de convictions et de revendications est sans aucun doute la plus proche; nous leur souhaitons un excellent travail et espérons qu’ils continueront à faire bouger les lignes dans ce champ majeur qui nous fut commun: celui où sont interrogés la définition, la place et le devenir du travail , dans le passé, le présent et l’avenir de nos sociétés contemporaines.

Il y a plus de 7 ans, un gouvernement scélérat se mettait en place, sous la houlette d’Elio Di Rupo, numéro 1 du Parti Socialiste. Celui-ci, pour accéder au pouvoir au terme de plus de 500 jours de négociation, concédait alors au MR un nauséeux paquet de mesures attaquant de plein fouet les droits au chômage. Parmi ce paquet de haute trahison populaire figuraient la dégressivité généralisée des allocations de chômage, la limitation dans le temps des allocations qui seraient bientôt appelées “allocations d’insertion” (au lieu de “allocations d’attente”) et la redéfinition substantielle de la notion de “travail convenable” au détriment des travailleurs.

C’est alors (en février 2012 très exactement) que naquit à Liège le collectif “Riposte.cte”. Le 26 juin prochain, après donc 7 années de résistances acharnées et bien solitaires aux attaques du gouvernemnt Di Rupo, puis à celles aggravantes du gouvernemnt Michel, notre collectif va s’auto-dissoudre.

Le bilan politique direct est hélas des plus faibles. Toutes les trahisons concédées au MR par le PS puis voulues par le même MR en coalition notamment avec la NVA, se sont concrétisées, faisant des dizaines de milliers de victimes, avec des conséquences extrêmement lourdes en terme d’augmentation du taux de pauvreté dans le pays et de précarisation des conditions de travail touchant tous les salariés, et particulièrement les salariées.

Pourtant, ce n’est pas avec tristesse et sentiment de défaite que nous arrêtons notre aventure collective, car à nous tous et toutes qui y avons participé, celle-ci nous a fait grandir. Elle a été marquée de moments mémorables, de rencontres humaines inoubliables, d’acquisitions et de productions de savoirs de qualité, émancipatrices pour nous tou.te.s qui étions dedans mais aussi, nous le croyons humblement pour beaucoup de celles et de ceux qui nous ont accompagnés.

Alors le 26 juin prochain, venez tirer avec nous ce bilan et lui tisser déjà, autour d’un verre, de nouvelles perspectives, qui prendront de nouvelles formes, se donneront de nouvelles ambitions, de nouveaux rêves, de nouveaux défis.

  

Pour terminer en beauté
Un programme super alléchant

De 14h à 17h : atelier d’écriture individuelle ou collective sur “ce que cette histoire collective qui s’achève, de Riposte.cte, a (ou vous a) apporté, intellectuellement, émotionnellement, politiquement, poétiquement…”

A 18h:
auberge espagnole

De 19h00 à 23h00
: soirée publique “bilan et fête” d’auto-dissolution de Riposte.cte

Lancement de la soirée avec prises de paroles de notre collectif mais aussi de personnes qui ont compté, qui nous ont suivis, enrichis, bousculés, émancipés… dont BERNARD FRIOT !

Mini-vidéos de quelques-unes de nos plus belles actions

Passage en boucles de photos d’actions et de ses belles figures qui ont donné à notre collectif leur visage, leur énergies, leur vitalité, leur intelligence, leur humanité, leur sensibilité…

Scène ouverte avec lectures de textes et de témoignages sur le chômage, sur notre collectif, sur la question du travail, … etc…

En parallèle et en permanence :

Visionnement de nos vidéos “pédagogiques” sur “Un autre travail est possible” et “Pour une réduction collective du temps d’emploi”

Stands avec nos t-shirts, nos auto-collants et nos deux livres…en vente: “Pour une réduction collective du temps d’emploi “ (Riposte.cte / éd. du Cerisier) et “Petit Manuel de discusssions politiques” ( G. Jeanmart, C. Leterme, Th. Müller / éd. Du Commun)

Mini-débats radiophoniques, animés par C4-D’une Certaine Gaîté, diffusé en streaming et podcasté, et avec plein d’invités !

 

32e MHE : Pour un chômage inconditionnel !?

12 décembre 2018, à 19h00

A La Zone, Quai de l’Ourthe, 42b, Liège

A ce nouveau Mercredi Hors Emploi, exceptionnellement avancé au 2e mercredi du mois, nous aborderons la 3e revendication politique de Riposte.cte, peut-être celle qui est moralement, économiquement et idéologiquement la plus subversive:

l’inconditionnalité d’allocations de chômage, revues substantiellement à la hausse et individualisées.

 

Qu’entend-on par là, à Riposte.cte ? Vraiment sans condition ? Mais alors accessibles dès la naissance ? Non. A tout qui passe par le territoire ? Non. En complément d’autres revenus professionnels ? Pas tout à fait… Comme un revenu de base ou une allocation universelle ? Non plus ! A préciser donc.

Puis, à supposer même que les allocations de chômage deviennent pas tout à fait mais très peu conditionnées, par comparaison avec aujourd’hui en tout cas, comment légitimer et fonder une telle revendication, en période de recul des droits sociaux, à commencer précisément par ceux liés au chômage : obligation de recherche active d’emploi avec contrôles et sanctions accrus, dégressivité généralisée des montants et limitation dans le temps pour les allocations dites d’insertion, forte extension des emplois que l’on ne peut pas refuser (emploi convenable), … ?

Et puis quels sont les effets plus larges, au bénéfice de l’ensemble des salariés, escomptés, ou du moins recherchés par une telle revendication ?

On en parle à partir d’une présentation de tout ça par l’équipe de Riposte.cte, puis d’une critique amie (encore à trouver).

Vidéo: Pour un chômage fort

Promo:
événement facebook
Démosphère

Rassemblement ONEM Septembre 2012

Parce que nous sommes du côté de la vie

Parce que nous ne voulons pas
d’une dégressivité qui affame,

Parce que nous ne voulons plus
d’une activation qui humilie,

Parce que nous ne voulons plus
de formations qui infantilisent,

Parce que nous ne voulons plus
d’emplois qui détruisent
au lieu de créer,

Parce que nous ne voulons pas
d’allocations limitées dans le temps
pour mieux nous asservir,

Parce que nous valons mieux que ça,
Parce que nous sommes du côté de la vie…

Parce que nous voulons nous libérer
des dispositifs disciplinaires
qui enferment nos existences
dans des univers
sans imaginaire,
sans partage…
et sans poésie.

Parce que nous ne voulons pas
être réduits à l’état d’entreprises
ou pire de marchandises
qui entrent, sans sommation,
en concurrence prédatrice
avec nos frères humains,
pour produire des dividendes
et de la junk consommation.

Parce que nous voulons prendre part,
juste notre juste part,
à la production de biens et de services
nécessaires à la vie décente de tous
et respectueuse du vivant
qui nous entoure
et nous fait vivre lui
sans rien demander en retour.

Parce que le reste du temps,
nous voulons prendre soin de nos proches,
apprendre et échanger nos savoirs,
goûter ce qui est délicieux,
nous serrer corps contre corps,
créer ce qui est beau
et qui réchauffe lorsque le temps est au gel,
et ce qui refroidit lorsque le temps est à la canicule.

Parce que nous voulons prendre le temps
de vivre avec le temps,
avec notre temps,
pas celui qui nous est compté,
comptabilisé
en billets de banque,
mais celui du baiser qui dure,
celui de l’acte qui ne sert à rien,
celui de la palabre
qui dit la communauté…

Parce que nous valons mieux que ça,
Parce que nous sommes du côté de la vie…

Nous résistons.

6 et 7 oct. : Séminaire à Liège avec Benoît Borrits, “Au delà de la Propriété”

6 et 7 octobre 2018, en journée  !

Formation à Barricade, rue Pierreuse, 21, à Liège

Organisée par Réseau-salariat et Riposte.cte

Par Benoît Borrits (chercheur militant), auteur des livres “Au delà de la Propriété” et de “Travailler autrement : les coopératives” 

Avec la participation de Bernard Friot (sociologue et économiste, professeur émérite de l’université Paris Nanterre), auteur notamment de “L’enjeu des salaires”,  “Emanciper le Travail” ou “Vaincre Macron”.

INSCRIPTION vivement conseillée à contact-belgique@reseau-salariat.info / prix libre

PROGRAMME :

Samedi 6 octobre matin 9h – 12h : L’entreprise capitaliste

Les rapports d’exploitation capitalistes vus par la comptabilité d’entreprise.
La financiarisation de l’entreprise comme phase ultime du capitalisme (thème que je n’ai pas encore développé dans mes bouquins mais en cours d’élaboration).

Samedi 6 octobre après-midi 13h30 – 17h : Les tentatives de propriété collective et d’appropriation sociale

Le mouvement coopératif
La propriété étatique
Propriété étatique et conseils de travailleurs
L’hypothèse de non propriété de Proudhon
Espagne 36 et la dernière phase de l’autogestion yougoslave

Dimanche 7 octobre matin 9h – 12h : non propriété, co-propriété d’usage ou commun productif ?

Socialisation par les revenus
Socialisation par le financement
Une économie des communs

Dimanche 7 octobre matin 13h30 – 17h : travail collectif de synthèse et d’approfondissement (à déterminer)

promo: https://www.facebook.com/events/328493421047750/

Thierry Müller (2018)

Thierry Müller est l’un de celles et ceux qui, en février 2012,  fondèrent le collectif Riposte.cte.  ”Travailleur hors emploi” depuis avril 2005, il fut auparavant à la base de plusieurs associations culturelles ou artistiques liégeoises, dont il assura souvent la coordination. Il en fut de même avec divers collectifs de résistance comme le collectif “Chômeur pas Chien” (de 1997 à 2001), le Collectif Sans Ticket (1998 à 2003) ou le Comité Liège-Tarnac en 2009.

Il a écrit bénévolement des articles qui ont été publiés via leur site par SMART, le CADTM et PhiloCité, ou dans les revues du CESEP (“Secouez-vous les Idées!”),  Barricade (“Le Pavé dans la Marre”), Les Amis de la Terre (“SaluTerre”)  ou le CDGAI (Collection Mobilisations Sociales).

Il a co-écrit plusieurs livres collectifs dont “Le Livre Accès” (Collectif Sans Ticket / Editions du Cerisier), “Choming Out, avec Gregory Pascon et Marc Monaco (Editions C4/ D’une Certaine Gaîté) “Pour une réduction collective du Temps d’Emploi” (Riposte.cte / Editions du Cerisier) et “Petit Manuel d’Animation de Discussions Politiques” ( avec Gaëlle Jeanmart et Cédric Leterme/ à paraître aux Editions du Commun) . Enfin, il a contribué avec  Olivier Crabbe à l’écriture du livre “Micro-Politique des Groupes/ Pour une Ecologie des pratiques collectives “, de David Vercauteren (HB Editions, réédité  par Les Prairies Ordinaires ).

La dernière convocation/ Captation, La Zone, 10 janvier 2018.

Le 10 janvier 2018, au 23e Mercredi Hors Emploi de Riposte.cte, à La Zone (Liège), la Cie Paulette Godart (Lara Persain et Catherine Wilkin) a donné lecture du livre de Christine Van Acker (Ed.Cactus Inébranlable). Simple lettre de rupture au départ, envoyée à un Forem dont elle ne voulait plus  entendre parler, ce livre dénonce les contrôles à l’encontre des chômeurs, particulièrement des artistes. Mais l’attaque, ironique, sensible, lucide, se veut ici plus large : c’est tout le sens du travail qui est interrogé par l’auteure, par ailleurs réalisatrice et productrice d’émissions radiophoniques (souvent diffusées sur la RTBF/ “Par Ouï-Dire”), auteure et animatrice d’ateliers d’écriture.

Cédric Leterme

Cédric Leterme s’est impliqué dans Riposte.cte dès l’année qui vit naître le collectif.  Depuis 2017, il est docteur en sciences politiques (ULB). Sa thèse portait sur une analyse critique de l’évolution du langage de l’OIT depuis l’avènement du néo-libéralisme.  Il est actuellement chercheur au CETRI (Centre Tricontinentale) .  Il fut dans les premiers militants de Riposte.cte. Il a publié divers analyses d’économie politique pour le CRISP, le GRESEA, la revue Politique, etc.

Deliveroo met un terme à sa collaboration avec la SMart

Deliveroo renonce à recourir aux coursiers embauchés sous contrat de travail par la coopérative SMart, annonce cette dernière mercredi. Depuis avril 2016, le système permettait pourtant aux coursiers de travailler sous régime de salariés pour la plateforme de livraison de repas à vélo.

Concrètement, cela signifie que les coursiers passeront d’un salaire horaire (peu importe si la course a lieu) à une rémunération à la tâche, affirme l’administrateur délégué de la SMart Sandrino Graceffa. La décision de Deliveroo intervient au moment où le gouvernement fédéral entend généraliser le régime des petites indemnités (RPI), permettant de défiscaliser une série de petites tâches entre particuliers ou réalisées au sein de l’économie collaborative.

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Sortie de notre livre à Bruxelles ! 28 septembre, en soirée.

Jeudi 28 septembre, à 19h30,
à Bruxelles Laïque, Avenue de Stalingrad, 18-20

Présentation à Bruxelles de notre livre

Pour une Réduction collective du Temps d’Emploi

En savoir plus sur notre site :

Pour une réduction collective du temps d’emploi #RCTE

Nous le ferons en dialoguant avec Laurence Blésin, de la CSC (FEC), et Aïcha Magha, de la FGTB (CEPAG), à l’invitation de Bruxelles Laïque et du GRESEA que nous remercions chaleureusement.

Cette soirée sera plus qu’une simple soirée de présentation d’un livre mais un événement politique important et intéressant. La rencontre qui se programme en vaudra la peine.

Elle portera sur des enjeux essentiels, aujourd’hui où l’ultra-capitalisme envahit tous nos espaces et nos moments de vie, y compris les plus intimes et les plus “publics”, pour “valoriser du capital”.

“Réduire (pour en sortir définitivement!) notre temps d’emploi” doit s’entendre ici comme métaphore et comme pratique concrète, comme expression politique d’une nécessité, urgente et absolue: nous devons nous libérer de la marchandisation actuelle de tout ce qui nous constitue, jusqu’au plus profond de nous-mêmes, y compris donc (et peut-être d’abord!) du marché du travail, là où nous nous vendons, comme force, comme chair, comme intelligence, comme imaginaire, pour qu’on daigne nous… “employer”.

Partagez notre événement facebook et invitez vous ami-e-s !

Comment sortir du capitalisme ? – Vidéo

Sociologue et économiste, Bernard Friot s’est notamment illustré par ses études comparatives des différents système de protection sociale en Europe. Il anime l’Institut européen du salariat et l’association d’éducation populaire “Réseau Salariat”, qui promeut l’idée d’un « salaire à vie » pour tous.

Vidéo de “Monsieur Troll”