Archives de catégorie : Les MHE

20e MHE / 11 octobre 2017 : Faut-il s’opposer à l’uberisation ?

Mercredi 11 octobre 2017, à 19h, à La Zone, Quai de l’Ourthe, 42, Liège

20e MHE… déjà !

Avec le soutien de La Zone

Ouverture des portes et auberge espagnole: 18h.

Uberisation ou plateforme collaborative lucrative : 

  • Nouvelle poule aux œufs d’or pour une économie (un capitalisme?) numérisé, à la recherche d’un nouveau souffle ?
  • Libération au bénéfice de tous et de toutes des carcans qu’imposent des codes du travail et un salariat obsolètes, empêchant toute initiative novatrice ?
  • Retour à un capitalisme primitif, sans plus aucun employeur mais des donneurs d’ordre, fondé sur l’atomisation des travailleurs et sur leur mise en concurrence forcenée ?

SYNTHESE DE L’INTRODUCTION A LA SOIREE :
Exposé Mario Bucci : Les plateformes collaboratives lucratives et
power point Mario Bucci

Qui gagne ? qui perd ? Faut-il tout prendre ? tout rejeter ? réguler, soutenir ou interdire ?

Une chose est sûre: si Riposte.cte invite à mener un combat pour “sortir du salariat” comme rapport social d’exploitation et de subordination, avec l’uberisation la droite et les capitalistes qu’elle défend veulent aussi en sortir ? Alors sommes-nous alliés ou radicalement adversaires ?

Nous en débattrons avec :

  • Martin Willems, permanent CNE, syndicat liéàla CSC, et qui soutient à Bruxelles les actions du Comité des coursiers et coursières de Belgique.
  • Mario Bucci, chercheur-économiste, précaire et indépendant, qui a étudiéles effets de l’uberisation au niveau européen et les mutations que ce modèle impulse au cœur du capitalisme contemporain.
  • Et, via skype,  Jerôme Pimot, co-fondateur de Coopcycle et du CLAP à Paris, qui nous parlera des conditions de travail de ce type de travailleur nouvelle mouture, du profil de ceux qui s’y engagent et surtout des résistances qui s’organisent, surtout chez nos voisins: Le-CLAP-les-livreurs-a-velo-parisiens-contre-attaquent
  • Et, pour garantir un débat animé et contradictoire, il y aura, en face, des néo-experts anonymes, à l’argumentation rôdée et favorable à cette révolution économique majeure,  à laquelle “il ne sert à rien de s’opposer”. Ah bon ?

Pour vous préparer:

19e MHE / 13 septembre 2017: “Le travail peut-il être émancipateur ? Réponse avec Christophe Dejours

Mercredi 13 septembre 2017, à 19h, à La Zone, Quai de l’Ourthe, 42, Liège

19e MHE

Avec le soutien de La Zone

Nous avons coutume de dire, à Riposte.Cte, que nous ne sommes pas contre le travail, mais bien contre l’emploi. Et que libéré de l’emploi, le travail pourrait être désirable et émancipateur. Mais à quelle(s) condition(s) ? Et puis de quel travail parle-t-on alors ? Ne faudrait-il pas plutôt, comme certains l’affirment, s’émanciper à la fois de l’emploi et du travail ?

Voici quelques-unes des questions auxquelles nous vous invitons à venir réfléchir avec nous, à partir des travaux de Christophe Dejours, psychanalyste français, qui fut l’un des premiers à mettre dans l’espace public la question tabou de la souffrance au travail, avec LE livre qui le fit connaître du grand public “Souffrance en France, La banalisation de l’injustice sociale”.

   

Christophe Dejours est toutefois convaincu que cette souffrance n’est pas le propre du travail, mais plutôt de certaines organisations du travail qui le rendent destructeur pour l’individu. À l’inverse, il considère donc qu’il est non seulement possible mais surtout nécessaire de développer des formes de travail émancipatrices dans la mesure où il voit dans le travail un des éléments constitutifs clés de nos identités individuelles et collectives.

Il faut bien voir qu’il n’y a pas de neutralité du travail. Ou bien c’est l’occasion de s’épanouir, ou bien c’est l’occasion de se détruire. Mais de toute façon il n’y aura pas de neutralité. Le travail a toujours un impact sur les fondements de la santé mentale et sur l’identité, pour tout le monde

Pour en discuter, on commencera par diffuser des extraits vidéos qui nous permettront de mieux cerner la pensée de Christophe Dejours (voir liens ci-bas). Puis nous tenterons ensemble d’en interroger certaines des conséquences à partir de questions concrètes.

Rappel : auberge espagnole à partir de 18h !

Pour préparer cette soirée ou en savoir plus sur Christophe Dejours, on vous recommande les lectures suivantes: “Situations du travail”, qui est un regroupement d’articles allant du début de ses recherches dans les années 1970 jusqu’à aujourd’hui, ce qui donne un bon aperçu de son itinéraire intellectuel (et de celui de sa discipline). Et puis aussi les deux tomes de “Travail vivant”:

Tome 1: Sexualité et travail et Tome 2: travail et émancipation)

 Notre discussion collective sera donc alimentée par les capsules vidéo suivantes, extraites d’une série de 12 vidéos intitulée “J’ai mal au travail”:

 

Lire ICI une analyse de Thierry Müller, qui résulte de cette soirée.

11e MHE: Depuis 40 ans, ils ferment les boutiques ! Et nous, on fait quoi ?

Mercredi 12 octobre 2016, à La Zone, 11e Mercredi Hors Emploi

« Quand ça ferme, faut-il sauver l’emploi ? Oser vivre et travailler sans patron, est-ce possible ? est-ce une bonne idée ? »

1e soirée d’un cycle en trois parties, consacrée cette fois à comprendre la procédure Renault, en quoi ça consiste, quels furent le cadre et les enjeux de son apparition, quels problèmes révèle sa mise en œuvre, qu’en garder, qu’en supprimer, etc.

Avec:
– Sophie Remouchamps, Maître de conférences à l’ULB, spécialisée en droit Social
– Jordan Atanasov, secrétaire régional à CSC METEA,
– Stéphane Piron, secrétaire fédéral du SETCA.

Avec la collaboration de PhiloCité® et de La Zone

Notre cycle: De Clabecq à Caterpillar en passant dans le désordre par Mittal, Dufferco, Renault, Ford, Axa, Carrefour, IBM et… Caterpillar déjà en 2013, les mêmes histoires depuis 20 ou 30 ans se suivent et se ressemblent. Et la liste est longue, bien plus longue. Les multinationales pillent les « aides publiques » offertes par des gouvernements à leur solde, quémandeurs à tout crin et à vil prix d’employeurs-repreneurs, de maîtres-investisseurs, pour qui seuls comptent en réalité les soldes en dividendes à distribuer à la grande fête annuelle des actionnaires de l’économie globale. Attention ! S’y opposer serait donner un mauvais signal aux marchés des capitaux, sans quoi aucune existence, aucun travail, aucune économie ne serait possible… Mais devons-nous alors continuer de penser nos vies, nos communautés, nos territoires comme autant de sacrifices potentiels offerts au veau d’or capitaliste et aux dogmes qu’il nous instille ? Ou au contraire, ne serait-il pas temps d’écrire un pacte ambitieux avec le diable de la subversion et avec l’évidence de la raison : qui a le savoir ? qui possède la force ? qui entretient la bienveillance, le soin et l’inventivité créatrice de ce monde ? Qui a réellement besoin de qui dans cette histoire ? Pouvons-nous nous passer de maîtres et de leurs capitaux accumulés sur le dos de vies humaines sacrifiées ici et ailleurs, au joyeux temps des colonies, ou aujourd’hui, l’hégémonie de l’économie capitaliste nous prive-t-elle définitivement de cette possibilité ? L’Histoire est-elle désormais écrite…

Mais alors quand « ils » ferment et qu’ils nous jettent toutes et tous dehors, que faire ? Quelles solutions, quelles marges ? Construites, conquises, arrachées comment ? Moments de désastres ou moments d’opportunités ?

Programme:

19h,  exposés: 

  • « La procédure Renault, tout le monde en parle… mais c’est quoi exactement : historique, contenu, lecture critique ? par Sophie Remouchamps, juriste

  • « Arcelor-Mittal : effets exemplatifs de cette procédure, arrivée près de chez nous », par Jordan Atanasov et Stéphane Piron, qui ont tous deux participé à la négociation Renault chez Arcelor-Mittal.

20h débat : 

  • « La procédure Renault, ça permet quoi, ça garantit quoi ? ça ferme, ça bloque, ça empêche quoi ? »

    Synthèse de l’exposé sur la loi Renault: Procédure Renault – analyse critique

Lien promo:

https://www.facebook.com/events/170399920074385/

 

18e MHE / 14 juin 2017: Rendre puissance à la lutte syndicale ?

 

Mercredi 14 juin 2017, à La Zone, Quai de l’Ourthe, 42, Liège

18e Mercredi Hors Emploi

5e soirée du cycle “la Puissance syndicale en questions”

Pour clôturer ce cycle, entamé en janvier dernier, nous vous convions à une longue soirée d’atelier qui commencera par un cadeau-surprise très mobilisant, puis se poursuivra avant l’ouverture des discussions par un exposé synthèse des trois séances précédentes afin de remettre tout le monde à niveau :

  • Quels sont les effets des mutations du travail sur la puissance syndicale contemporaine ?
  • Quels sont, en interne des organisations syndicales, les nœuds qui fragilisent la dynamique des luttes ?
  • Quels sont les problèmes auxquels se heurtent les syndicats sur le plan des stratégies d’alliance et des pratiques concrètes de contestation ?

A partir de cette synthèse, nous travaillerons, en sous-groupes puis en plénière, à identifier, définir, construire ce qui nous semble possible et souhaitable de faire pour renforcer les luttes de type syndical en Belgique.

Cette fois, pas d’experts ou de témoins privilégiés à questionner, c’est à nous, à vous de jouer !

Programme.

18h : « surprise »

De 18h30 à 19h00: synthèse des trois soirées précédentes… les points majeurs à ressortir.

De 19h00 à 20h00, en sous-groupes: « Qu’en retenir d’essentiel sur quoi il nous semble possible et souhaitable d’agir ? »

De 20h10 à 20h30: mise en commun

De 20h30 à 21h45: « Que pouvons-nous faire pour améliorer/ transformer les choses qui soit à notre portée ? »

De 21h45 à 22h00 : bilan du cycle et suites 

https://liege.demosphere.eu/publish?id=n4cy1HI3hpZa7Icy
https://www.facebook.com/events/786989674806570/

17e MHE / 17 mai : Stratégies Syndicales : quelles pratiques faut-il revoir ?

Mercredi 17 mai 2017, au Centre liégeois du Beau-Mur, rue du Beau-Mur, 48, Liège (bus 13/ 29/33/35), 17e Mercredi Hors Emploi

 

Quatrième soirée du cycle : “La Puissance syndicale en questions”

“Stratégies syndicales: quelles pratiques faut-il revoir ? “

Notre fil rouge de la soirée sera  Felipe van Keirsbilck, secrétaire général de la CNE (Centrale des Employés de la CSC), mais aussi militant de Alter Summit , de D19-20 et des luttes anti-CETA et anti-TTIP.

Dans un premier temps, il sera mis en dialogue critique avec Sébastien Kennes, animateur à Rencontre  des Continents, proche de Tout Autre Chose, militant lui-aussi dans différents réseaux associant monde syndical et monde associatif.  Ensuite, c’est Cédric Leterme, de Riposte.cte et du réseau Stop Art.63§2, qui dialoguera avec notre invité du jour sur les stratégies syndicales au niveau mondial.

Dans un seconde partie, nous poursuivrons le travail d’analyse critique de ces stratégies avec la contribution des participant-e-s à la soirée en creusant trois angles de lectures :

l’angle des « alliances » (intersyndicales et alliances syndicats /sociétés civiles),

l’angle des modalités d’actions (grève (sauvage/spontanée), blocage, occupation, séquestration, lobbying, concertation, marches-manifestations, …)

et enfin l’angle des « mots d’ordre » et des lectures idéologiques sous-jacentes (consensuels/ en rupture – paix sociale/ lutte de classes ?)

Rappelons que cette soirée s’inscrit dans un cycle de 5 soirées dont celle-ci sera la 4e et qui s’intitule “La puissance syndicale en questions”. La première (en janvier) a porté sur “quelles questions souhaitons-nous creuser ensemble sous l’intitulé de ce cycle ? ”.

Ces questions ont alors été regroupées en trois axes principaux, correspondant chacun à une soirée :

– en février : les mutations du travail et leurs effets d’affaiblissement sur la puissance syndicale.

– en avril : en quoi la composition, la structuration et le fonctionnement internes aux syndicats contribuent à les affaiblir ?

– en mai : les stratégies syndicales actuelles ne sont-elles pas pour partie à l’origine de leur impuissance ? Que faudrait-il en revoir ?

En juin, on clôturera par un séminaire sur  “Et maintenant, de quelle puissance syndicale avons-nous besoin ?”

https://liege.demosphere.eu/rv/5052

16e MHE: Syndicats, en interne, où ça bloque ? où ça roule ?

Mercredi 12 avril 2017, à La Zone, 16e Mercredi Hors Emploi ,

Troisième soirée du cycle : “La Puissance syndicale en questions”

Syndicats: à l’intérieur, qu’est-ce qui bloque ? qu’est-ce qui roule ?

Avec la collaboration de La Zone et de PhiloCité®

19h: Introduction: Les syndicats en Belgique, comment ça marche ? ,  par Jean Faniel, Directeur général du CRISP

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

19h30: Table ronde “Syndicats: où ça bloque? où ça roule?”, avec Daniel Cornesse, permanent interpro de la CSC Liège-Huy-Waremme et animateur de la Commision des Travailleurs sans Emploi,  Thierry Müller, co-fondateur du collectif Riposte.cte, et un permanent syndical de la FGTB.

20h30->22h00:  Approfondissement avec le public.

(la salle ouvre à 18h pour une auberge espagnole)

Trade union members march in central Brussels during a protest over the government’s reforms and cost-cutting measures, October 7, 2015. REUTERS/Yves Herman – RTS3D75

Notre soirée de recherche collective sur ce qui fragilise la dynamique syndicale aujourd’hui questionnera cette fois l’Organisation, sa structure et sa dynamique interne.

Qu’est-ce qui dans le fonctionnement en interne des principaux syndicats du pays fragilise la puissance de la lutte syndicale ?

Qui les syndicats regroupent-ils finalement ? Quelle place pour les « sans », et particulièrement pour les « sans emploi » ? Une structure croisée, par centrales professionnelles (héritées du passé fordiste) et par territoires très régionaux (à l’époque de la mondialisation capitaliste) reste-t-elle pertinente ? Qui choisit et peut révoquer les mandatés aux différents niveaux de pouvoir interne, selon quelle dynamique, quelle procédure et quels critères ? Les syndicats souffrent-ils d’un déficit démocratique structurel ou d’un manque de militants prêts à s’engager, à s’emparer des leviers, actifs et décisionnels, prévus dans la structure ? A quoi servent les commissions réservées aux “publics spécifiques (jeunes, sans emploi, immigrés, femmes, retraités) ? Pourquoi les syndicats ne sont-ils pas autogérés en interne et ne soutiennent-ils pas l’autogestion en entreprises ? Quel effet sur la (dé)mobilisation peut avoir « le service chômage » ? Comment sont financées les organisations syndicales, qui y détient le pouvoir économique ? Comment le militant est-il informé et formé ?…etc…

Notre base de discussion actuelle :

Le syndicalisme que nous voulons défendre, construire ou reconstruire, est ou serait un syndicalisme de masse, de combat et de contre-pouvoir, anti-capitaliste et donc politique. Il s’inscrirait dans une lecture et une pratique de lutte de classe, en tant qu’organisation des salariés, avec ou sans emploi, visant le dépassement du salariat comme mode d’exploitation, d’aliénation et de subordination aux intérêts du capital. Il chercherait par tous les moyens et à tous les niveaux, tant en interne (par rapport à ses membres ET à ses propres travailleurs) qu’en externe (dans les entreprises ou autres lieux de lutte où il se constituerait en force instituante) à mettre en œuvre l’autogestion, la libre coopération, la démocratie avec mandat révocable et la prise en compte des minorités.

Texte Synthèse de la soirée:  Synthese 16e MHE

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

liens promo:
https://www.facebook.com/events/1414464358623568/

https://liege.demosphere.eu/rv/4901

https://www.lazone.be/inside.php?Pouet=Riposte.2149&PHPSESSID=d2fffd1e10295e4a8386d4c5e1f83616

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

15e MHE: Quand le nouvel univers du travail ébranle la lutte syndicale

Mercredi 8 février, 19h à La Zone, 15e Mercredi Hors Emploi

Deuxième soirée du cycle “La Puissance syndicale en Questions”

 Quand le nouvel univers du travail ébranle la lutte syndicale

 Avec la collaboration de PhiloCité® et de La Zone

Synthèse de cet exposé et du débat qui en a suivi:
http://riposte-cte.org/2017/03/19/les-mutations-du-travail-ebranlent-la-puissance-syndicale/

Avant que nous allions plus loin sur quel syndicat (ou quelle lutte syndicale) nous voudrions, comment lui (re)donner de la puissance de feu, comment nous voudrions nous le réapproprier, le transformer, l’activer, le déborder ou le ré-inventer, notre 2e soirée de recherche collective visera à contextualiser ces questions en nous posant sur le plan économique :

Quels sont les nouveaux défis que lancent à la lutte syndicale, à son organisation, à sa structuration et à sa dynamique d’actions, les récentes mutations du travail et donc du capitalisme international contemporain ?

Pour nous éclairer:

Un documentaire québecquois  (45’) : “Un Monde du Travail en Mutation

de Daniel Mercure et Pierre Fraser de l’Université Laval (département de sociologie)

https://www.youtube.com/watch?v=Z_q8CixsOHw&feature=youtu.be

Le monde du travail est actuellement en pleine mutation : nouvelles logiques de marché, mondialisation accrue, changements technologiques, nouvelles pratiques managériales, transformations des attitudes de la main d’oeuvre à l’égard du travail. De tels changements se traduisent par une plus grande quête de flexibilité de la part des entreprises, par une intensification de l’activité de travail et plus de précarité, par de nouvelles formes d’organisation du travail et de qualification, ainsi que par des pratiques managériales novatrices en vue de mobiliser les travailleurs et travailleuses et d’accroître leur implication subjective au travail.

Ce documentaire présente ces transformations et en examine les conséquences sur la relation au travail vécue par les travailleuses et les travailleurs en accordant une attention particulière au point de vue syndical.”

Une personne ressource: Bruno Bauraind

chercheur et formateur en économie, secrétaire général du GRESEA (Groupe de Recherche pour une Stratégie Economique Alternative), co-coordinateur du réseau Econosphères  et membre du Gracos (Groupe d’analyse des conflits sociaux)

Pour analyser les éléments que ces deux ressources de qualité nous aideront à dégager, nous nous référerons à l’hypothèse suivante d’un (nouveau) syndicalisme auquel nous aspirerions, une formulation que nous vous proposerons d’interroger en fin de cycle :

Le syndicalisme que nous voulons défendre, construire ou reconstruire, est ou sera un syndicalisme de masse, de combat et de contre-pouvoir, anti-capitaliste et donc politique. Il s’inscrira dans une lecture et une pratique de lutte de classe, en tant qu’organisation des salariés, avec ou sans emploi, visant le dépassement du salariat comme mode d’exploitation d’aliénation et de subordination aux intérêts du capital. Il cherchera par tous les moyens et à tous les niveaux, tant en interne (par rapport à ses membres ET à ses propres travailleurs) qu’en externe (dans les entreprises ou autres lieux de lutte où il se constituera en force instituante) à mettre en oeuvre l’autogestion, la libre coopération, la démocratie avec mandat révocable et le respect des minorités.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Liens promo:
https://www.facebook.com/events/682623788574133/

https://liege.demosphere.eu/rv/4677

https://www.lazone.be/inside.php?Pouet=Riposte.2093

http://www.gresea.be/spip.php?article1576

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

14e MHE : Repenser les syndicats au delà des évidences

Mercredi 11 janvier 2017, 19h à La Zone, 14e Mercredi Hors Emploi de Riposte.cte

1e soirée du cycle de réflexion collective : “La puissance syndicale en Questions”

Comment (re)penser les syndicats au-delà des (fausses) évidences ?

Avec la collaboration  de La Zone et de PhiloCité®

Pour commencer 2017, Riposte.Cte lance un cycle de réflexion sur le rôle des syndicats dans les luttes récentes, actuelles et à venir.

Nous vivons une période de reculs sociaux d’une ampleur telle qu’elle provoque à la fois la crainte que tout affaiblissement supplémentaire des syndicats n’aggrave la situation, et le sentiment que ceux-ci sont au mieux inefficaces, au pire des freins mêmes à la lutte. Or, si chacun de ces sentiments peut s’avérer fondé puisque ressenti par des gens eux-mêmes en résistance au libéralisme triomphant, il est très souvent le fruit d’un mélange à la fois de réalités, de postures et de fantasmes qui rend particulièrement difficile d’en tirer des conclusions stratégiques et tactiques pertinentes pour les différentes pratiques militantes.

C’est pourquoi nous vous invitons à venir trier entre tout ça avec nous, sans tabou ni langue de bois, mais au delà aussi des jugements à l’emporte-pièce, en commençant le 11 janvier par énoncer et argumenter ensemble pour mieux les évaluer nos différentes positions, communes ou divergentes, vis-à-vis des syndicats, de leur mode d’organisation, de leurs pratiques de mobilisation et de luttes, des défis nouveaux qui les traversent,…

L’objectif de la soirée : dégager avec vous l’un ou l’autre questionnements qui seraient communément admis comme majeurs, et constitueraient dès lors la matière des MHE de février et probablement de mars.

L’objectif du cycle: identifier des pistes, concrètes et réfléchies, utiles à la poursuite de nos luttes.

Liens promo:

https://www.facebook.com/events/1167445650037145/

https://liege.demosphere.eu/rv/4632

http://www.lazone.be/inside.php?Pouet=Riposte.2071&PHPSESSID=borhs4q4egae9hqpne34au1gd2

13e MHE: Classes moyennes, pauvres demain ?

Mercredi 14 décembre 2016, à La Zone, 13e Mercredi Hors Emploi:

Quand il ne nous reste plus rien dans quoi nous insérer…

Entretien public et débat avec Bruno Frère, sociologue, maître de conférences à l’Université de Liège.

 Avec la collaboration de PhiloCité® et de La Zone

Héritée des “Trente glorieuses”, l’idée qu’une bonne intégration sociale, gagnée à la sueur de notre front, doit nous conduire à une vie réussie grâce à des études qui seraient désormais accessibles à tous, à un pouvoir d’achat confortable, à une carrière professionnelle stable et ascendante, continue de fonctionner comme norme sociale consensuelle. Une norme, un modèle de vie, auquel il nous faudrait tou-te-s (et il nous serait possible à tou-te-s) d’accéder, de nous conformer, pour notre plus grand bonheur et celui des générations qui nous suivent. Ce mythe, car c’en est devenu un, a toutes les caractéristiques de la “classe moyenne”, de la “middle class”, désenchantée, celle qui, nous dit-on, vote Le Pen, Trump ou NVA.  A moins que ce soit celle qui ne vote plus ?

Problème : depuis quarante ans, depuis la crise pétrolière des années ’70 et ensuite l’avènement du néo-libéralisme tatchérien et reaganien au début des années ’80, la classe moyenne s’étale, peu à peu. Elle se couche, se délite, s’effrite… sous les coups de boutoirs d’un système qui, chaque jour, met en crise son propre discours de ruissellement : plus il y aurait de riches, et plus ils le seront, plus tout le monde en profitera, génération après génération.

Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire du capitalisme, d’une génération à la suivante, le niveau social et économique régresse. Dans les années d’après-guerre, la socialisation salariale par le développement des services publics et de la sécurité sociale, l’augmentation permanente d’une productivité hautement rentable, également partagée entre capital et salaire (grâce notamment au salaire minimum légal et à la généralisation du CDI), l’accès encouragé au crédit hypothécaire et au crédit à la consommation, la sur-demande de main d’oeuvre par le patronat par rapport aux besoins d’emploi (et de salaire) des travailleurs avaient statistiquement gonflé cette classe moyenne, rejointe par une partie importante de la classe ouvrière. Par ailleurs, cette classe se trouve unifiée pour la première fois de son histoire entre ceux qui jusque-là occupaient des positions fortes (donc protégées, confortables) dans l’appareil de production (notamment ceux qui exercent des fonctions intermédiaires de commandement ou de contrôle ou nécessitant un savoir faire très spécialisé) et ceux qui servaient davantage de “variables d’ajustement”, les “OS” (terme paradoxal ! ), les “errants” de jobs en jobs. Pendant tente ans, la société prit lentement la forme d’une montgolfière, avec une base de plus en plus affinée, un avant en pointe mais peu effilé au contraire, et un corps de plus en plus gonflé autour d’un niveau médian confortable. Le modèle social-démocrate donnait l’illusion que, dans le capitalisme, l’émancipation des travailleurs devenait possible.

Aujourd’hui, les enfants de la classe moyenne n’accèdent plus que très difficilement au logement, et en tout cas à sa propriété, plus au crédit, plus aux vacances annuelles en bord de Méditerranée, plus à une nourriture abondante et de qualité, plus à des emplois stables, permettant d’investir sur l’avenir. Flexibilité et précarité sont les mots d’ordre qui leur sont comme aux autres distillés. Ceux qui avaient 20 ans quand la crise de ‘74 a surgi arrivent à la pension, avec des retraites qui figurent parmi les plus basses d’Europe occidentale. Le ventre de la montgolfière se vautre, 50% de la population en Belgique a des revenus salariaux se répartissant, pour une personne isolée, entre 1100 euros mensuels (seuil de risque de pauvreté) et 2500 euros imposables, soit 1800 euros net ! Et selon certains chercheurs, la classe moyenne belge aurait ces dix dernières années “prospérer”, elles seraient la troisième la plus aisée d’Europe !1 C’est donc partout qu’elle s’effondre, même si chez nous, grâce aux effets prolongés d’un welfare qui a encore de beaux restes, elle se maintient mieux qu’ailleurs.

Aujourd’hui la montgolfière ressemble à un sablier difforme, asymétrique, avec une base très élargie : 18% des belges vivent sous le seuil de pauvreté (1080 euros/mois pour un isolé), et 16%, par leur salaire, ont à peine 3 ou 400 euros de plus, l’équivalent d’un « top chômage » ! Au sommet, un îlot réduit à sa plus simple expression: 5% des Belges ont des revenus salariaux supérieurs à 3400 euros mensuels imposables, donc supérieurs à plus ou moins 2300 euros poche ! Rien de plus ! Parmi eux, un infime pourcentage se détache, file vers des sommets dont on n’arrive plus à se représenter la fortune… et plus rien ne redescend. Aux States, enfin quelque part dans le monde devenu son terrain de jeu, Bill Gates plafonne à une fortune estimée à… 75 milliards de dollars !

Malgré ces constats, nous sommes sommés plus que jamais de nous “intégrer” mais dans quoi ? il ne reste plus de classe moyenne attractive dans laquelle aller se nicher. Alors quelle alternative ? Un retour à un capitalisme régulé et productif, teinté d’écologie, redistribuant du pouvoir d’achat, répartissant entre tous, plus équitablement, un temps d’emploi qui met en souffrance, ou faut-il penser enfin à un autre scénario, une autre porte de sortie, par le haut ?

Nous aborderons ces questions avec vous et avec Bruno Frère, sous la forme d’un entretien en live, suivi d’un débat : quelles alternatives aux injonctions de l’intégration, de la flexibilité, du soutien à une économie de la précarité, uberisée ou start-upisée ?

Lire à ce sujet un article rédigé dans la suite de la soirée:

Ré-insérer/ flexibiliser par B.Frère et Th.Müller 

Liens promo:

https://www.facebook.com/events/223862098051590/

https://liege.demosphere.eu/rv/4563

http://www.lazone.be/inside.php?Pouet=Riposte.2007&PHPSESSID=vb3ep73h9tjqsvudabtaed6nv2