Archives de catégorie : Les MHE

30e MHE: Universaliser la sécurité sociale en la déliant du marché du travail

24 octobre 2018, à 19h00,

A La Zone, Quai de l’Ourthe, 42b, Liège

Universaliser la sécurité sociale en la déliant du marché du travail  !

Atelier de recherche et de discussion collectives

autour des revendications de Riposte.cte

Proposé par Riposte.cte, et alimenté notamment par l’expérience de Migrations Libres et par le regard critique de Dominique Dauby, secrétaire générale de Solidaris-FPS de Liège. D’autres invité.e.s seront sans doute présent.e.s. 

A quelques mois d’élections fédérales cruciales, Riposte.cte formule trois revendications majeures. Les trois prochains Mercredis Hors Emploi seront consacrés à les expliciter, les argumenter et les soumettre à lecture critique d’alliés potentiels pour les faire aboutir.

Ce 24 octobre, nous abordons la revendication de
l’universalisation de la sécurité sociale .

Pour Riposte.cte, le droit d’accès à la sécurité sociale ne doit plus  tenir compte du fait que la personne ait ou non cotisé à la sécurité sociale, parce qu’imposer l’inverse,  c’est accepter de nous contraindre à nous vendre pour avoir droit aux allocations de chômage, à une pension décente, et à nous faire rembourser les soins de santé et les prestations médicales dont nous avons besoin. Ces droits doivent selon nous être inaliénables, universel set personnels. Ils  doivent être garantis à toute personne dès l’âge de 18 ans et pour autant qu’elle apporte la preuve qu’elle réside sur le territoire national (citoyenneté de résidence) .

Nous poursuivrons ainsi l’extension de la sécurité sociale comme droit universel et non comme droit aliéné à la vente préalable de notre force de travail dans le processus productif capitaliste.

Ce droit s’ouvrira ainsi pleinement aux populations précarisées (intermittent.e.s, intérimaires, travailleur.euse.s à temps partiel, pigistes, travailleur.euse.s ubérisé.e.s, etc), aux étudiant.e.s, aux migrant.e.s, en transit ou demandeur.euse.s d’asile, aux femmes quelle que soit l’effectivité de leur accès au marché du travail… tou.te.s  seront désormais  couvert.e.s par une sécurité sociale perçue comme ensemble de dispositifs salariaux socialisés et non plus comme primes d’assurances légitimées par le versement de cotisations préalables personnelles.

29e MHE / 26 septembre 2018: Faut-il construire un Front de lutte du Hors Emploi !


29e Mercredi Hors Emploi

auberge espagnole à 18h00

Faut-il créer un FRONT DE LUTTE DU / DES HORS-EMPLOI ?

Avec qui  ? Qui est légitime  à le faire ? Autour de quelles revendications et quelles stratégies ?

Atelier de recherche et de discussion collectives

précédé de  la

présentation publique de nos cinq nouvelles mini-vidéos

voir ici !

En présence et avec la participation de militant.e.s et porte-parole de l’ADAS (Association de défense des droits de l’Homme), du CRACPE (Collectif de Résistance aux Centres Pour Etrangers ), de M.E.T.A.L. (Mouvement des Etudiant.e.s Travailleur.euse.s des Arts en Lutte), du Réseau Salariat, de Migrations Libres, et à confirmer de la VSP (Voix des Sans Papier) et  du CVFE (Collectif contre les Violences Familiales et l’Exclusion ).

Migrants, en demande d’asile ou de passage, bénéficiaires du RIS ou des allocations de chômage, précaires du monde du spectacle, pigistes et coursiers des plateformes dites collaboratives, nous avons ce point commun: nous passons  un temps conséquent de nos vies à courir derrière d’hypothétiques jobs sans lendemain ni grand intérêt, mais aussi lorsque c’est possible à nous rendre utiles socialement, à nous former, à innover, à créer du neuf et du beau, à penser et à fomenter des luttes d’émancipation multiples, à contribuer au bien-être de nos communautés et de nos proches, parfois à simplement organiser notre survie quotidienne commune.

Au même titre que le care (soin apporté aux proches) dont s’occupe après journée ou sous couvert d’allocations de  chômage une énorme majorité de femmes, tout ce travail “hors emploi” n’est en rien reconnu comme tel. Il est littéralement invisibilisé. Aucune valeur économique ne lui semble réellement et explicitement reconnu. Au contraire, ce travail aux multiples et riches facettes doit être systématiquement renvoyé au temps qui reste, une fois épuisé notre temps aliéné par l’emploi  (temps salarial) ou pour l’emploi (temps de recherche d’emploi et temps de l’amélioration de notre employabilité).

Pourtant, selon nous,  ceux qui sont partiellement ou totalement « hors emploi » veulent des droits « POUR TOUS », et au nom de la valeur intrinsèque de tout ce temps productif développé “hors emploi”. Des droits  qui les reconnaissent comme pleinement partie prenante de la société contemporaine et qui reconnaissent la valeur de leur travail, un travail « non assujetti », « non subordonné », la reconnaissance socialisée de tout ce qui, hors emploi, se produit comme richesse !

Quand donc en finirons-nous d’attribuer ce pouvoir de reconnaissance de ce qui a valeur, de ce qui est travail, à ceux qui nous exploitent et qui veulent que ne soient accordés que mépris et désintérêt à tout temps du travail “gratuit”, à ce temps de la production non arraisonné à produire du profit ?

Pourtant, aujourd’hui, sur base de ce temps productif hors emploi,  une économie alternative, une économie majeure, devient possible ! Majeure parce qu’il s’agit d’une économie où ceux qui en produisent la valeur ne seront plus subordonnés à des maîtres, donneurs d’ordre,  comme des enfants le sont à leurs parents ou à leurs tuteurs. Cette économie majeure, nous pouvons, nous devons  la faire advenir !

POUR Y PARVENIR

Premier objectif: pas de MICHEL II, pas de Di RUPO II / Pour un cordon politique salutaire anti-austéritaire

Il s’agit par une large alliance (collectifs, syndicats, mutuelles, etc) d’exiger de tout parti l’établissement et le respect post-électoral d’un cordon salutaire contre tout parti austéritaire et contre tout autre parti qui prétendrait prolonger un travail de sape de nos droits communs au nom d’une austérité rivée au remboursement d’une dette illégitime et d’une nécessaire dérégulation du droit du travail.

Deuxième objectif: On efface l’ardoise  /
On a déjà donné , il faut maintenant tout reprendre !

A partir du même front large, nous exigeons de tout parti qui souhaite entrer dans un gouvernement qu’il s’engage à ne le faire que si celui-ci revient formellement et complètement sur les attaques qui ont été menées ou poursuivies ces dix dernières années contre les droits salariaux, y compris ceux qui organisent directement les conditions d’existence des travailleur.euse.s hors emploi (et leur garantissent l’exercice de droits sociaux fondamentaux), y compris aussi les droits de ceux et celles d’entre les salarié.e.s qui fuient leur pays et viennent chez nous se réfugier, à durée indéterminée (demande d’asile) ou de manière provisoire (migrant.e.s de passage)

Troisième objectif: Une autre économie, émancipée, est devenue possible, faisons-la advenir

 A partir d’une alliance entre les organisations de travailleurs (partiellement) hors emploi et de celles et ceux qui les soutiennent spécifiquement, il s’agirait de faire monter un front commun du « hors emploi » qui revendiquerait que tou.te.s les travailleur.euse.s « hors emploi » de plus de 18 ans, situé.e.s notoirement sur le territoire pour tout autre motif que touristique ou de visites (familiales ou d’affaires) même s’ils sont à la retraite, doivent être réputés et reconnus comme socialement et économiquement productifs.

Cette reconnaissance doit se traduire par trois choses :

–  l’octroi d’un revenu personnel inconditionnel (salaire étudiant et chômage déconditionné) qui n’ait pas à tenir compte des relations amicales, familiales ou amoureuses de la personne concernée ; ce revenu pour la personne (non compte tenu d’une majoration éventuelle pour personnes à sa charge et sans revenu propre) doit être au minimum de 1230 euros, soit équivaloir à 110% du seuil de pauvreté qui est lui de 1140 euros en 2017.

– Il n’a pas non plus à tenir compte du fait que la personne ait ou non cotisé à la sécurité sociale, ce droit à la sécurité sociale (soins de santé, chômage, pension, allocations familiales s’il échet) lui est garanti dès l’âge de 18 ans et pour autant qu’il apporte la preuve qu’il réside sur le territoire. Nous poursuivrons ainsi l’extension de la sécurité sociale comme droit universel et non comme droit aliéné à la vente préalable de sa force de travail dans le processus productif capitaliste. Ces revenus (salaire étudiant, chômage déconditionné,…) seront pleinement assimilés pour le droit à la pension et pour le calcul de son montant.

– l’accès libre et gratuit à des communs productifs, espaces de travail, de création et de formation co-gérés par leurs usagers, non orientés sur la remise à l’emploi, financés et contrôlés pour partie par les instances publiques de proximité (les Communes/ les Cpas ?) et animés, à la demande, par des formateurs en tout métier ; ces lieux seront à but non lucratif et leur usage ne pourra en aucun cas devenir une condition pour l’accès aux différents revenus dont mention plus haut.

 

28e MHE / 27 juin 2018 : Faire de la Ville un espace de conflictualité politique et de lutte de classes

Le 27 juin à 19h, à La Zone, Quai de l’Ourthe, 42b, Liège

28e Mercredi Hors Emploi

auberge espagnole à 18h00

Pour reprendre la Ville, à quatre mois des élections communales

comment faire du territoire de la Ville un espace de conflictualité politique et de lutte de classes autour de la question du travail ?

Nous baserons nos échanges sur une lecture critique et participative du livre “Villes Rebelles” de David Harvey (http://table-rase.org/fiches-de-lectures/vill… ).

Où nous convoquerons également le concept historique de commun (ou common) et son actualisation contemporaine: celle-ci se repère-t-elle dans la réalité des formes de production qui, aujourd’hui, dans le territoire urbain, cherchent à inventer des alternatives à la propriété lucrative et à la subordination salariale ?

Pour déjà y réfléchir :

Pour une économie du commun, Benoit Borrits
Le retour des communs, sous la direction de Benjamin Coriat

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27e MHE / 30 mai 2018 : Le statut d’artiste peut-il faire levier pour une émancipation générale du travail ?

Le 30 mai, à 19h, à La Zone, Quai de l’Ourthe, 42b, Liège

auberge espagnole à 18h

27e Mercredi Hors Emploi, en collaboration avec M.E.T.A.L

(Mouvement des étudiant.e.s travailleur.euse.s des Arts en Lutte)

Le statut d’artiste peut-il faire levier pour une émancipation générale du travail ?

ou

Peut-on faire (ou: comment faire) de la lutte des artistes, de ce qu’ils revendiquent et de ce qui fonde leurs revendications, une lutte pour l’émancipation générale du travail ?

Lorsque les intermittent.e.s du spectacle en France connaissent l’apogée de leurs luttes, dans les années 2014 et 2016, ils et elles clament haut et fort que ce que ce qu’ils et elles revendiquent pour elleux, ils et elles le revendiquent pour tou.te.s.

Comme en France, chez nous, certain.e.s artistes, fort.e.s de leur statut particulier au chômage mis à mal par l’ONEM (non dégressivité conditionnée de leurs allocations), se questionnent en réalité sur le bien fondé, la légitimité, de cette singularité qui aux yeux de certain.e.s, en font des “privilégié.e.s” (comme on le dit des cheminots aujourd’hui en France) sans pour autant, bien au contraire, vouloir renoncer à ce qui peut leur donner des conditions de travail et surtout de revenu adaptées.

Mais en quoi finalement aujourd’hui le travail de l’artiste et ce dans quoi se construit son métier se différencient-ils (encore) clairement des boulots d’un capitalisme devenu chez nous essentiellement cognitif ? D’une part, l’artiste (et davantage encore, les technicien.ne.s) n’est-ille pas prolétarisé.e, ce qui parfois rapproche le quotidien de son travail de l’ensemble des métiers déshumanisés, et du coup, des autres salarié.e.s, réifié.e.s, interchangeables. D’autre part, ce que l’on attend d’un.e travailleur.euse “normal.e” en terme d’engagement sensible de sa personne dans son boulot, d’employabilité, de performance, de formation et d’adaptation permanentes, ne le/la rapproche-t-il pas aussi de ce que l’artiste doit faire aussi en cours de carrière ?

Mais alors, les différences, entre travailleur.euse artiste et travailleur.euse “normal.e”, pour autant que l’on puisse encore les identifier clairement, justifient-elles un statut particulier, propre à une corporation bien protégée, ou peuvent-elles utilement fonder des revendications pour tou.te.s les salarié.e.s quant à la manière dont ils et elles auraient à exiger que soit pensé leur rapport au travail (place à la créativité, à l’innovation, à l’épanouissement de soi, au temps non productif, au ressourcement, etc.), aux conditions où il s’exerce, aux fins qui lui sont attribuées ?

Peut-on faire du devenir d’un travail artiste protégé le levier, légitime et fondé, d’un devenir émancipateur du travail au bénéfice de tou.te.s les forces productives ?

Point d’expert autre que vous, nous, pour s’éclairer ensemble sur ces questions, nous, vous et vos réflexions, vos expériences, vos lectures !

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26e MHE / 25 avril 2018 : Les “hors emploi d’ici” doivent-ils être solidaires avec les réfugiés ?

Le 25 avril, à 19h, à La Zone, Quai de l’Ourthe, 42, Liège

auberge espagnole à 18h

26e Mercredi Hors Emploi

A propos de la nécessaire solidarité entre “hors emploi d’ici” et “migrants venus de là-bas”

En présence de personnes impliquées dans le projet “Migrations libres”et “Hébergement – Plateforme citoyenne”, et avec la participation

de  Mathieu, militant de la Voix des Sans Papier,

de  Sébastien Verporten, “(partiellement) hors emploi” , militant à Riposte.cte

de Luan Abedinaj, responsable migrants national à la CSC

et de :

Denis Pieret, philosophe, formateur à PhiloCité et auteur du livre « Les Frontières de la mondialisation, Gestion des flux migratoires en régime néo-libéral » (P.U.Lg).

Dans la cadre du lancement de l’action “Migrations Libres”,
Action collective, humanitaire et politique, de solidarité avec les migrants et les réfugiés, soutenue actuellement à Liège par Riposte.cte, le Cadtm, le Cpcr, La Zone et F41. 

La plupart des militant.e.s du collectif liégeois Riposte.cte sont depuis trois mois impliqués dans l’hébergement régulier de migrant.e.s, en provenance du Parc Maximilien ( Gare du Nord/ Bxl).

Leur soutien à cette pratique d’accueil se déroule dans le cadre du projet Migrations libres, projet d’hébergement collectif soutenu par un réseau associatif, qui lui-même s’inscrit pleinement et volontairement dans la large dynamique de Hébergement- Plateforme citoyenne- Liège

En tant que collectif de « hors emploi d’ici », soutenant cette initiative, avec d’autres associations liégeoises, Riposte.cte souhaite proposer une soirée qui visera à construire une argumentation politique solide sur la nécessaire solidarité entre « hors emploi d’ici » et migrants-réfugiés « venus de la-bas ».

Les “hors emploi” d’ici doivent-illes être solidaires des migrant.e.s ?
Volontairement provocatrice, cette question n’en mérite pas moins d’être posée, à l’heure où la question migratoire et les « guerres culturelles et religieuses» occultent de plus en plus la question sociale et les luttes de classe.

Que répondre à ceux et celles qui accusent les migrant.e.s de venir “voler le travail des belges”, de contribuer à tirer les conditions de travail vers le bas ou encore de concurrencer « nos » pauvres et « nos » sdf dans les politiques sociales ?


Beaucoup d’entre nous sont légitimement révolté.e.s par ces propos mais n’ont souvent pas grand-chose d’autre à leur opposer que des grands principes moraux ou humanitaires abstraits. Or, sans nier leur importance, il nous semble essentiel d’une part de questionner cette assertion “on nous vole notre travail” (à qui “notre” travail appartient-il en réalité ? ) et d’autre part, de défendre l’idée que la solidarité avec les migrant.e.s relève aussi de notre intérêt, y compris en tant que chômeur.se.s, pour nous libérer d’une matrice du travail asservissante pour toutes et pour tous !

Nous vous invitons à venir réfléchir avec nous aux façons de construire un argumentaire qui tienne la route sur ces interrogations brûlantes d’actualité. !

 

Publication rédigée dans la suite du MHE par Laura Aristizabal et Joachim Debelder de Migrations Libres, et Thierry Müller, de Riposte.cte et Migrations Libres : Précaires et exilé-e-s: une lutte commune / août 2018/

 

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25e MHE / 28 mars 2018: Et si on se nommait nous-mêmes ?

Le 28 mars dès 19h00

(auberge espagnole dès 18h)

à La Zone, Quai de l’Ourthe, 42 à Liège

25e Mercredi Hors Emploi… créatif 

Viens sérigraphier avec nous à propos du chômdu 

soirée sérigraphie sur T-shirts

Viens avec nous sérigraphier les slogans, les mots, qui NOUS “représentent” !

Chômeur, sans emploi, demandeur d’emploi, inactif, précaire, exclu…, c’est ainsi que “ils” nous nomment, même parfois, ceux et celles qui affirment nous vouloir du bien ! A croire qu’ils ne nous veulent que quémandeurs d’emplois et d’employeurs, aspirant à avoir des DRH, des p’tits chefs et des managers, des ordres ou des consignes, rivés à des objectifs stratégiques de production, des plans de carrière et d’élévation sociale… A croire que sans cela, nous nous sentirions inactifs, inutiles, hors service.

Dans ces mots, nous les invisibles, les inaudibles, les innommables, “banlieusards et banlieusardes du territoire productif”, pouvons-nous vraiment nous reconnaître  ? Avons-nous quoi que ce soit à voir avec leurs mots à notre propos, leur regard à notre sujet, et les mots d’ordre politiques qui en découlent ?

Mais si tel n’est pas le cas, comment alors nous nommerions-nous ? comment dirions-nous nos rêves, nos désirs quotidiens, nos revendications ?

L’idée : dégager ensemble, par petits groupes, des slogans (éventuellement illustrés) et les imprimer pour partie le soir même sur des t-shirts et plus tard sur des affiches, à placarder dans la ville par exemple.

24e MHE / 7 mars 2018 : “Emanciper le travail des femmes, quelles revendications ?”

Le 7 mars à 18h30, à Barricade, rue Pierreuse, 21, à Liège

24e Mercredi Hors Emploi… féministe

À la veille de la Journée internationale des droits des femmes

En collaboration avec Barricade et le Cadtm/ Liège

Chantier collectif de recherche et de réflexion

 

Riposte-CTE, Barricade et le CADTM s’allient donc pour un 24ᵉ « Mercredi Hors-Emploi » féministe. Les années 70 ont vu s’affronter deux revendications : à l’ouverture aux femmes du marché de l’emploi, défendue par l’énorme majorité des mouvements féministes, s’opposait celle du salaire au travail ménager, promue par diverses organisations féministes communistes, notamment en Italie et au Québec.

A ce sujet, lire : Aux origines du capitalisme patriarcal /entretien avec Silvia Federici

Quelles leçons pouvons-nous tirer aujourd’hui de ces débats ? Car, que recouvre aujourd’hui le travail des femmes, dans et hors l’emploi ?  L’égalité de genre n’est atteinte ni dans l’un, ni dans l’autre cas. Aux discriminations passées en répondent de nouvelles (double journée, charge mentale, métiers du care…) : comment les mettre en lumière, les critiquer et, surtout, les combattre ?

Au travers de mises en situation et de micro-ateliers, nous vous proposons d’échanger collectivement sur l’émancipation du travail des femmes. Une soirée riche en militantisme… et en féminisme !

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Le pavé dans la mare / pdf.
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23e MHE / 10 janvier 2018: “FOREM: la dernière convocation”

Le 10 janvier à 19h , à La Zone, 42, Quai de l’Ourthe,  à Liège

23e Mercredi Hors Emploi

Avec le soutien de  la Compagnie Paulette Godard

Lecture de “La dernière convocation”

de Christine Vanacker (Ed. Cactus Inébranlable)

par Lara Persain et Catherine Wilkin de la Compagnie Paulette Godart/ Liège

VOICI LA CAPTATION VIDEO DE LA LECTURE

20h: Atelier d’écriture,

animé par Caroline Martin et Olivier Thonus

Auberge espagnole et ouverture des portes dès 18h

Avec l’aide de La Zone

Une couverture inspirée d’une création intitulée “La Cible”, de Art!Tunk / JFR : https://www.facebook.com/ArtTunk-262523670480376/

En 2002, inspiré par les blairistes au pouvoir en Angleterre et par leur “3e voie”, celle qui enterrera le socialisme européen, Frank VandenBroucke, jeune leader et ministre socialiste flamand, instaure chez nous l’Etat Social Actif. En 2004 – il y aura bientôt  14 ans- commencent alors sous l’égide de l’Onem les contrôles ACRE: activation du comportement de recherche d’emploi ! Depuis,  ces contrôles ont mis dans la misère des milliers et des milliers d’exclus. En 2016, le Forem reprend en Wallonie l’exercice de la sale besogne jusque-là exercée par l’ONEM, celle qui vise à nous soumettre toutes et tous à l’injonction du “travail obligatoire”. Plus que jamais, la sécurité sociale, censée nous libérer du joug capitaliste, est utilisée pour nous faire plier au service des acheteurs de main d’œuvre.

En 2017, Christine Vanacker, auteure de nombreux livres, productrice et créatrice d’émissions radiophoniques (notamment diffusées sur “Par Ouï-dire”/ RTBF), animatrice de l’association et du site Les Grands Lunaires, écrit une lettre au Forem pour expliquer pourquoi elle ne se présentera plus à ces contrôles humiliants et stériles. Elle renonce volontairement à des “droits “ dont elle n’accepte plus de subir l’inique contre-partie.

Un éditeur bien informé s’empare alors de ce texte et en fait un tout petit livre de poche (Le Soir.be/la-derniere-convocation-du-forem-ne-passe-pas ).

Mercredi 10 janvier, dès 19h, Lara Persain et Catherine Wilkin, brillantes comédiennes de la Compagnie Paulette Godard, nous feront le très généreux cadeau d’une lecture intégrale de cette lettre.

Et après…, on fait quoi de ces contrôles ? On les combat  ? bien sûr ! Mais en attendant ? on les contourne, on les sabote, on les fuit, on les détourne, on en fait de l’absurdie, on les “réussit” à coups de trucs et astuces ? Une fois n’est pas coutume, on ne vous proposera pas vraiment d’en débattre (si ce n’est informellement), mais plutôt d’écrire à votre tour, seul ou  groupe, sur ce que vous inspirent ces stratégies d’exclusion qui empirent. Et tous ces textes, on décidera de les affiner, de les publier, de les envoyer à qui de droit… A débattre ensemble.

 Un atelier animé par Olivier Thonus, animateur d’écrits durs, misonéiste asocial, retiré en fonds de Gaume, et qui en matière de chômage sait de quoi on parle, et par sa complice liégeoise, Caroline Martin, qui elle a connu le chômage sous ces deux facettes, celle de la contrôlée-harcelée-accompagnée et celle de l’accompagnatrice chargée de faire du chiffre.

Car vous, vous en pensez quoi, vous, de ces contrôles ? Et si c’était votre dernière convocation à vous-aussi, qu’auriez-vous à leur dire, aux travailleurs du Forem qui contrôlent et sanctionnent, à la direction, au Ministre de l’Emploi et du Travail, aux responsables syndicaux qui participent à la co-gestion du Forem, ou à qui d’autre… ? Et si vous étiez un contrôleur-évaluateur ou une contrôleuse-évaluatrice, vous écririez quoi à propos de votre boulot ? Vous lui diriez quoi à cette chômeuse que vous allez exclure ou qui vous a fait un brillant dossier, digne d’une première de classe ?…

LE 17 JANVIER 2018, LA RTBF A CONSACRE UNE EMISSION RADIOPHONIQUE A CE LIVRE: Par ouï-dire /RTBF/ 17 janvier-2018/

22e MHE / 13 décembre: “Le Monde, Malade de la Finance”

Le 13 décembre à 19h , à La Zone, 42, Quai de l’Ourthe,  à Liège

22e Mercredi Hors Emploi

En collaboration avec le CADTM et le GRESEA

“Le Monde, malade de la Finance”

(ou: Comment identifier le rentier, comment vaincre la finance ? )

Avec Henry Houben, auteur du livre au titre éponyme

Voici le power point de la soirée

Auberge espagnole et ouverture des portes dès 18h

Avec le soutien de La Zone

10 ans après la plus grave crise financière et économique que l’économie capitaliste ait connue depuis 1929, le nouveau ministre wallon de l’économie déclare vouloir en finir avec le « chômeur rentier ». Le lien entre ces deux évènements ? Un formidable travail des élites néolibérales sur le récit, à tous les échelons, pour transformer une crise financière systémique en une crise de l’endettement public. La banque est désormais victime de taux d’intérêt trop bas, pendant que le chômeur ou le malade de longue durée est coupable de grever les finances publiques. Ce récit permit, à partir de 2010, de mener avec le consentement supposé d’une partie de la population, un exercice de socialisation des pertes du secteur financier. Pertes prises en charge par la collectivité grâce aux politiques d’austérité. « Nous avons vécu au-dessus de nos moyens », « nous devons être plus compétitifs », « le travailleur belge coûte trop cher », « la sécu est impayable »… « Le chômeur est un rentier » ! La boucle est bouclée.

Derrière cette bataille du récit, il y a donc bien des choix politiques visant une autre répartition de la richesse au profit du capital et la non-reconnaissance de la valeur produite par le seul travail, désormais réduite à une variable d’ajustement, ou même appelée à disparaître selon certains auteurs.

La facilité avec laquelle le récit néolibéral de la crise s’est imposé est due à la puissance des acteurs de la finance dans le système économique actuel, mais aussi à la méconnaissance du fonctionnement de ce secteur par le plus grand nombre. C’est pourquoi, Riposte.cte, le Gresea et le CADTM profitent de la sortie du livre de Henri Houben, « Le Monde malade de la Finance » (Edition Couleur livres) pour vous concocter une soirée visant à identifier avec l’éclairage de l’auteur les véritables rentiers de notre époque, puis à mieux comprendre le système financier et ses effets contemporains sur les modes d’organisation du travail et sur les politiques en matière sociale.

Dans le cadre de l’événement en trois soirées proposé par :

Attac-Liège, le CADTM, le GRESEA, le Centre liégeois du Beau-Mur et Riposte.cte:

21e MHE / 8 novembre: “L’emploi, vecteur de progrès social ? “

Le 8 novembre à 19h , à La Cité Miroir, 22, Place X. Neujean, à Liège

21e Mercredi Hors Emploi

A l’invitation du Centre d’Action Laïque (CAL)- Liège

L’emploi: levier de progrès social ?

(ou: l’emploi est-il une conquête salariale ? )

Soirée de discussion collective sur la pertinence du marché de l’emploi et du contrat de travail. En quoi furent-ils une conquête salariale sur la manière dont s’organisait la production au temps des prémisses du capitalisme industriel ? En quoi, dans le même mouvement, l’emploi fut-il (et est-il encore) une matrice qui enserre les travailleurs dans un régime d’exploitation et d’assujettissement ? Pourquoi, aujourd’hui, certains employeurs s’attaquent-ils eux-mêmes à cette matrice ? Les salariés sont-ils eux aussi avides de sortir de ce carcan d’organisation du travail ? Comment peuvent-ils s’assurer une sortie par le haut ?

Nous partirons d’un long voyage historique (de 1850 à nous jours), préparé et présenté collectivement par Hubert Beni, Thierry Müller et Sébastien Verporten,  à travers notamment les travaux de Claude Didry ( « L’Institution du travail, Droit et salariat dans l’histoire”, éd. La Dispute, 2016) ») et de François Vatin (« Le travail, activité productive et ordre social », éd. Presses universitaires de Paris Ouest).

      

Ce voyage débouchera donc sur une question d’actualité cruciale :
A l’heure où le grand patronat cherche à se défausser de son rôle, de ses contraintes et de ses responsabilités historiques d’employeur, devons-nous nous battre contre cette évolution en prônant la lutte pour l’emploi ou au contraire, lui opposer un beau croc-en-jambe en nous libérant nous aussi et par le haut de l’emprise de cette manière mortifère d’organiser le travail, part conséquente de ce qui fait nos vies ?… Quand la lutte de classe revient pointer son nez au coeur de nos consciences collectives !

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site cal liege/agenda
site cite miroir.be/activite

Cette soirée se déroulera dans le cadre de « Et voilà le Travail », un mois d’expositions, d’animations, de réflexions, d’expressions et de discussions sur le thème du travail ( http://www.calliege.be/agendas/agenda-de-l-association/et-voila-le-travail ) organisée par le CAL-Liège à la Cité Miroir, du 7 novembre au 10 décembre 2017.

« Questionner et débattre à propos du travail est devenu un enjeu politique incontournable à l’heure du chômage de masse, du démantèlement du droit du travail, du phénomène d’automatisation, etc. Mais que recouvre exactement le mot « travail » ? Est-il synonyme « d’emploi » ? Suppose-t-il nécessairement un salaire ? Pouvons-nous imaginer un jour ne plus ou moins « travailler » ? Le travail doit-il toujours avoir un sens ? Faut-il accepter un emploi à n’importe quelle condition ? ».

Dans ce cadre seront aussi diffusées en boucle certaines des vidéos de Riposte.cte sur « La réduction collective du temps d’emploi » et auront lieu des animations assurées par PhiloCité (consulter le programme). Ne pas rater non plus les célèbres « Lettres de démotivation » de Julien Prévieux.

20e MHE / 11 octobre 2017 : Faut-il s’opposer à l’uberisation ?

Mercredi 11 octobre 2017, à 19h, à La Zone, Quai de l’Ourthe, 42, Liège

20e MHE… déjà !

Avec le soutien de La Zone

Ouverture des portes et auberge espagnole: 18h.

Uberisation ou plateforme collaborative lucrative : 

  • Nouvelle poule aux œufs d’or pour une économie (un capitalisme?) numérisé, à la recherche d’un nouveau souffle ?
  • Libération au bénéfice de tous et de toutes des carcans qu’imposent des codes du travail et un salariat obsolètes, empêchant toute initiative novatrice ?
  • Retour à un capitalisme primitif, sans plus aucun employeur mais des donneurs d’ordre, fondé sur l’atomisation des travailleurs et sur leur mise en concurrence forcenée ?

SYNTHESE DE L’INTRODUCTION A LA SOIREE :
Exposé Mario Bucci : Les plateformes collaboratives lucratives et
power point Mario Bucci

Qui gagne ? qui perd ? Faut-il tout prendre ? tout rejeter ? réguler, soutenir ou interdire ?

Une chose est sûre: si Riposte.cte invite à mener un combat pour “sortir du salariat” comme rapport social d’exploitation et de subordination, avec l’uberisation la droite et les capitalistes qu’elle défend veulent aussi en sortir ? Alors sommes-nous alliés ou radicalement adversaires ?

Nous en débattrons avec :

  • Martin Willems, permanent CNE, syndicat liéàla CSC, et qui soutient à Bruxelles les actions du Comité des coursiers et coursières de Belgique.
  • Mario Bucci, chercheur-économiste, précaire et indépendant, qui a étudiéles effets de l’uberisation au niveau européen et les mutations que ce modèle impulse au cœur du capitalisme contemporain.
  • Et, via skype,  Jerôme Pimot, co-fondateur de Coopcycle et du CLAP à Paris, qui nous parlera des conditions de travail de ce type de travailleur nouvelle mouture, du profil de ceux qui s’y engagent et surtout des résistances qui s’organisent, surtout chez nos voisins: Le-CLAP-les-livreurs-a-velo-parisiens-contre-attaquent
  • Et, pour garantir un débat animé et contradictoire, il y aura, en face, des néo-experts anonymes, à l’argumentation rôdée et favorable à cette révolution économique majeure,  à laquelle “il ne sert à rien de s’opposer”. Ah bon ?

Pour vous préparer:

19e MHE / 13 septembre 2017: “Le travail peut-il être émancipateur ? Réponse avec Christophe Dejours

Mercredi 13 septembre 2017, à 19h, à La Zone, Quai de l’Ourthe, 42, Liège

19e MHE

Avec le soutien de La Zone

Nous avons coutume de dire, à Riposte.Cte, que nous ne sommes pas contre le travail, mais bien contre l’emploi. Et que libéré de l’emploi, le travail pourrait être désirable et émancipateur. Mais à quelle(s) condition(s) ? Et puis de quel travail parle-t-on alors ? Ne faudrait-il pas plutôt, comme certains l’affirment, s’émanciper à la fois de l’emploi et du travail ?

Voici quelques-unes des questions auxquelles nous vous invitons à venir réfléchir avec nous, à partir des travaux de Christophe Dejours, psychanalyste français, qui fut l’un des premiers à mettre dans l’espace public la question tabou de la souffrance au travail, avec LE livre qui le fit connaître du grand public “Souffrance en France, La banalisation de l’injustice sociale”.

   

Christophe Dejours est toutefois convaincu que cette souffrance n’est pas le propre du travail, mais plutôt de certaines organisations du travail qui le rendent destructeur pour l’individu. À l’inverse, il considère donc qu’il est non seulement possible mais surtout nécessaire de développer des formes de travail émancipatrices dans la mesure où il voit dans le travail un des éléments constitutifs clés de nos identités individuelles et collectives.

Il faut bien voir qu’il n’y a pas de neutralité du travail. Ou bien c’est l’occasion de s’épanouir, ou bien c’est l’occasion de se détruire. Mais de toute façon il n’y aura pas de neutralité. Le travail a toujours un impact sur les fondements de la santé mentale et sur l’identité, pour tout le monde

Pour en discuter, on commencera par diffuser des extraits vidéos qui nous permettront de mieux cerner la pensée de Christophe Dejours (voir liens ci-bas). Puis nous tenterons ensemble d’en interroger certaines des conséquences à partir de questions concrètes.

Rappel : auberge espagnole à partir de 18h !

Pour préparer cette soirée ou en savoir plus sur Christophe Dejours, on vous recommande les lectures suivantes: “Situations du travail”, qui est un regroupement d’articles allant du début de ses recherches dans les années 1970 jusqu’à aujourd’hui, ce qui donne un bon aperçu de son itinéraire intellectuel (et de celui de sa discipline). Et puis aussi les deux tomes de “Travail vivant”:

Tome 1: Sexualité et travail et Tome 2: travail et émancipation)

 Notre discussion collective sera donc alimentée par les capsules vidéo suivantes, extraites d’une série de 12 vidéos intitulée “J’ai mal au travail”:

 

Lire ICI une analyse de Thierry Müller, qui résulte de cette soirée.