27e MHE / 30 mai 2018 : Le statut d’artiste peut-il faire levier pour une émancipation générale du travail ?

Le 30 mai, à 19h, à La Zone, Quai de l’Ourthe, 42b, Liège

auberge espagnole à 18h

27e Mercredi Hors Emploi, en collaboration avec M.E.T.A.L

(Mouvement des étudiant.e.s travailleur.euse.s des Arts en Lutte)

Le statut d’artiste peut-il faire levier pour une émancipation générale du travail ?

ou

Peut-on faire (ou: comment faire) de la lutte des artistes, de ce qu’ils revendiquent et de ce qui fonde leurs revendications, une lutte pour l’émancipation générale du travail ?

Lorsque les intermittent.e.s du spectacle en France connaissent l’apogée de leurs luttes, dans les années 2014 et 2016, ils et elles clament haut et fort que ce que ce qu’ils et elles revendiquent pour elleux, ils et elles le revendiquent pour tou.te.s.

Comme en France, chez nous, certain.e.s artistes, fort.e.s de leur statut particulier au chômage mis à mal par l’ONEM (non dégressivité conditionnée de leurs allocations), se questionnent en réalité sur le bien fondé, la légitimité, de cette singularité qui aux yeux de certain.e.s, en font des “privilégié.e.s” (comme on le dit des cheminots aujourd’hui en France) sans pour autant, bien au contraire, vouloir renoncer à ce qui peut leur donner des conditions de travail et surtout de revenu adaptées.

Mais en quoi finalement aujourd’hui le travail de l’artiste et ce dans quoi se construit son métier se différencient-ils (encore) clairement des boulots d’un capitalisme devenu chez nous essentiellement cognitif ? D’une part, l’artiste (et davantage encore, les technicien.ne.s) n’est-ille pas prolétarisé.e, ce qui parfois rapproche le quotidien de son travail de l’ensemble des métiers déshumanisés, et du coup, des autres salarié.e.s, réifié.e.s, interchangeables. D’autre part, ce que l’on attend d’un.e travailleur.euse “normal.e” en terme d’engagement sensible de sa personne dans son boulot, d’employabilité, de performance, de formation et d’adaptation permanentes, ne le/la rapproche-t-il pas aussi de ce que l’artiste doit faire aussi en cours de carrière ?

Mais alors, les différences, entre travailleur.euse artiste et travailleur.euse “normal.e”, pour autant que l’on puisse encore les identifier clairement, justifient-elles un statut particulier, propre à une corporation bien protégée, ou peuvent-elles utilement fonder des revendications pour tou.te.s les salarié.e.s quant à la manière dont ils et elles auraient à exiger que soit pensé leur rapport au travail (place à la créativité, à l’innovation, à l’épanouissement de soi, au temps non productif, au ressourcement, etc.), aux conditions où il s’exerce, aux fins qui lui sont attribuées ?

Peut-on faire du devenir d’un travail artiste protégé le levier, légitime et fondé, d’un devenir émancipateur du travail au bénéfice de tou.te.s les forces productives ?

Point d’expert autre que vous, nous, pour s’éclairer ensemble sur ces questions, nous, vous et vos réflexions, vos expériences, vos lectures !

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