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Thierry Müller (2018)

Thierry Müller est l’un de celles et ceux qui, en février 2012,  fondèrent le collectif Riposte.cte.  ”Travailleur hors emploi” depuis avril 2005, il fut auparavant à la base de plusieurs associations culturelles ou artistiques liégeoises, dont il assura souvent la coordination. Il en fut de même avec divers collectifs de résistance comme le collectif “Chômeur pas Chien” (de 1997 à 2001), le Collectif Sans Ticket (1998 à 2003) ou le Comité Liège-Tarnac en 2009.

Il a écrit bénévolement des articles qui ont été publiés via leur site par SMART, le CADTM et PhiloCité, ou dans les revues du CESEP (“Secouez-vous les Idées!”),  Barricade (“Le Pavé dans la Marre”), Les Amis de la Terre (“SaluTerre”)  ou le CDGAI (Collection Mobilisations Sociales).

Il a co-écrit plusieurs livres collectifs dont “Le Livre Accès” (Collectif Sans Ticket / Editions du Cerisier), “Choming Out, avec Gregory Pascon et Marc Monaco (Editions C4/ D’une Certaine Gaîté) “Pour une réduction collective du Temps d’Emploi” (Riposte.cte / Editions du Cerisier) et “Petit Manuel d’Animation de Discussions Politiques” ( avec Gaëlle Jeanmart et Cédric Leterme/ à paraître aux Editions du Commun) . Enfin, il a contribué avec  Olivier Crabbe à l’écriture du livre “Micro-Politique des Groupes/ Pour une Ecologie des pratiques collectives “, de David Vercauteren (HB Editions, réédité  par Les Prairies Ordinaires ).

La dernière convocation/ Captation, La Zone, 10 janvier 2018.

Le 10 janvier 2018, au 23e Mercredi Hors Emploi de Riposte.cte, à La Zone (Liège), la Cie Paulette Godart (Lara Persain et Catherine Wilkin) a donné lecture du livre de Christine Van Acker (Ed.Cactus Inébranlable). Simple lettre de rupture au départ, envoyée à un Forem dont elle ne voulait plus  entendre parler, ce livre dénonce les contrôles à l’encontre des chômeurs, particulièrement des artistes. Mais l’attaque, ironique, sensible, lucide, se veut ici plus large : c’est tout le sens du travail qui est interrogé par l’auteure, par ailleurs réalisatrice et productrice d’émissions radiophoniques (souvent diffusées sur la RTBF/ “Par Ouï-Dire”), auteure et animatrice d’ateliers d’écriture.

Cédric Leterme

Cédric Leterme s’est impliqué dans Riposte.cte dès l’année qui vit naître le collectif.  Depuis 2017, il est docteur en sciences politiques (ULB). Sa thèse portait sur une analyse critique de l’évolution du langage de l’OIT depuis l’avènement du néo-libéralisme.  Il est actuellement chercheur au CETRI (Centre Tricontinentale) .  Il fut dans les premiers militants de Riposte.cte. Il a publié divers analyses d’économie politique pour le CRISP, le GRESEA, la revue Politique, etc.

Deliveroo met un terme à sa collaboration avec la SMart

Deliveroo renonce à recourir aux coursiers embauchés sous contrat de travail par la coopérative SMart, annonce cette dernière mercredi. Depuis avril 2016, le système permettait pourtant aux coursiers de travailler sous régime de salariés pour la plateforme de livraison de repas à vélo.

Concrètement, cela signifie que les coursiers passeront d’un salaire horaire (peu importe si la course a lieu) à une rémunération à la tâche, affirme l’administrateur délégué de la SMart Sandrino Graceffa. La décision de Deliveroo intervient au moment où le gouvernement fédéral entend généraliser le régime des petites indemnités (RPI), permettant de défiscaliser une série de petites tâches entre particuliers ou réalisées au sein de l’économie collaborative.

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Sortie de notre livre à Bruxelles ! 28 septembre, en soirée.

Jeudi 28 septembre, à 19h30,
à Bruxelles Laïque, Avenue de Stalingrad, 18-20

Présentation à Bruxelles de notre livre

Pour une Réduction collective du Temps d’Emploi

En savoir plus sur notre site :

Pour une réduction collective du temps d’emploi #RCTE

Nous le ferons en dialoguant avec Laurence Blésin, de la CSC (FEC), et Aïcha Magha, de la FGTB (CEPAG), à l’invitation de Bruxelles Laïque et du GRESEA que nous remercions chaleureusement.

Cette soirée sera plus qu’une simple soirée de présentation d’un livre mais un événement politique important et intéressant. La rencontre qui se programme en vaudra la peine.

Elle portera sur des enjeux essentiels, aujourd’hui où l’ultra-capitalisme envahit tous nos espaces et nos moments de vie, y compris les plus intimes et les plus “publics”, pour “valoriser du capital”.

“Réduire (pour en sortir définitivement!) notre temps d’emploi” doit s’entendre ici comme métaphore et comme pratique concrète, comme expression politique d’une nécessité, urgente et absolue: nous devons nous libérer de la marchandisation actuelle de tout ce qui nous constitue, jusqu’au plus profond de nous-mêmes, y compris donc (et peut-être d’abord!) du marché du travail, là où nous nous vendons, comme force, comme chair, comme intelligence, comme imaginaire, pour qu’on daigne nous… “employer”.

Partagez notre événement facebook et invitez vous ami-e-s !

Comment sortir du capitalisme ? – Vidéo

Sociologue et économiste, Bernard Friot s’est notamment illustré par ses études comparatives des différents système de protection sociale en Europe. Il anime l’Institut européen du salariat et l’association d’éducation populaire “Réseau Salariat”, qui promeut l’idée d’un « salaire à vie » pour tous.

Vidéo de “Monsieur Troll”

12e MHE: Et si on en finissait avec les “Merci Patrons” ?

Mercredi  9 novembre 2016, à La Zone, 12e Mercredi Hors Emploi:

2e et 3e partie de notre cycle :

“Quand ça ferme, faut-il sauver l’emploi ? Si oui, comment et dans quel type de structures libérées au maximum de l’exploitation et du chantage permanent à l’emploi ? Et si on osait essayer de vivre et de travailler sans patron ? est-ce possible ? est-ce une bonne idée ? »

Avec la collaboration de PhiloCité® et de La Zone

En après-midi, à 14h, workshops:

Quatre ateliers où vous pourrez construire et  argumenter l’option de votre choix: « Entre la nationalisation de l’outil de production (reprise par l’Etat, par rachat ou expropriation ? ), sa socialisation (ou passage en coopérative ), sa reprise conditionnée par de nouveaux employeurs privés (avec des avantages « sociaux » et « fiscaux » ou non ?) ou l’obtention d’une sorte d’allocation sociale à vie (prépension par exemple, sans activation à la recherche d’emploi) et l’accès gratuit à des outils de production co-gérés et sans but lucratif (en “co-propriété d’usage) , que choisiriez-vous ? Comment le défendriez-vous ? Comment créeriez-vous les conditions d’une lutte gagnante ? Et dans quelles perspectives ?

Pour vous aider, vous pourrez compter sur l’aide à votre demande d’experts divers, associatifs, politiques ou syndicaux: Damien Robert (PTB), Nicolas Croes (PSL), Cédric Leterme (Riposte.cte), Mathieu Narcessian (Réseau-salariat), Sébastien Cassart (Syneco), Christian Jonet (Coopérative des Compagnons de la Terre ) et Bruno Bauraind (GRESEA).

En soirée, à 19h, conférence mouvante :

Les porte-paroles des workshops de l’après-midi présenteront et défendront publiquement le résultat de leur travail. Les participant-e-s à la soirée, ouverte au public, pourront alors questionner les différentes options en présence, les critiquer, en questionner les effets politiques à long terme et les limites à court terme et se positionner finalement en faveur ou non des différentes options présentées.

Le questionnement du cycle :

“Quand ça ferme, faut-il sauver l’emploi ? Si oui, comment et dans quel type de structures libérées au maximum de l’exploitation et du chantage permanent à l’emploi ? Et si on osait essayer de vivre et de travailler sans patron ? est-ce possible ? est-ce une bonne idée ? »

De Clabecq à Caterpillar en passant dans le désordre par Mittal, Dufferco, Renault, Ford, Axa, Douwe-Egbert, Carrefour, IBM ou ING, les mêmes histoires depuis 20 ou 30 ans se suivent et se ressemblent. Et la liste est longue, bien plus longue. Les multinationales pillent les « aides publiques » offertes par des gouvernements à leur solde, quémandeurs à tout crin et à vil prix d’employeurs-repreneurs, de maîtres-investisseurs, pour qui seuls comptent en réalité les soldes en dividendes à distribuer à la grande fête annuelle des actionnaires de l’économie globale. Attention ! S’y opposer serait , paraît-il donner un mauvais signal aux marchés des capitaux, sans qui aucune existence, aucun travail, aucune économie ne serait possible…

Mais devons-nous alors continuer de penser nos vies, nos communautés, nos territoires comme autant de sacrifices potentiels offerts au veau d’or capitaliste et aux dogmes qu’il nous instille ? Ou au contraire, ne serait-il pas temps d’écrire un pacte ambitieux avec le diable de la subversion et avec l’évidence de la raison : qui a le savoir ? qui possède la force ? qui entretient la bienveillance, le soin et l’inventivité créatrice de ce monde ? Qui a réellement besoin de qui dans cette histoire ? Pouvons-nous nous passer de maîtres et de leurs capitaux accumulés sur le dos de vies humaines sacrifiées ici et ailleurs, “au joyeux temps des colonies”? Ou, aujourd’hui, l’hégémonie de l’économie capitaliste nous prive-t-elle définitivement de cette possibilité ? L’Histoire est-elle désormais écrite…

Mais alors quand « ils » ferment et qu’ils nous jettent toutes et tous dehors, que faire ? Quelles solutions, quelles marges ? Construites, conquises, arrachées comment ? Moments de désastres ou moments d’opportunités ?

Liens promo:

https://www.facebook.com/events/503686643138470/

https://www.facebook.com/events/314205455628884/

 

Marie a peur / Thierry Müller / Cesep / mars 2015

Marie: “On doit puer la misère pour avoir droit au Revenu d’intégration ?”

Dès janvier 2015, plus de 20 000 personnes, majoritairement des femmes, sont exclues de leur droit aux allocations d’insertion. Marie en est . Elle ne comprend pas ce qui lui arrive.  Mère de famille, elle témoigne de son parcours, parsemé de coups et blessures donnés par la vie et de coups de tête donnés aux vitres incassables d’une bureaucratie sans état d’âme. Elle perd ses droits et pourtant, c’est pas faute d’avoir bossé si elle en est arrivée là…

lire ici , publié dans la revue Secouez-vous les Idées, n°101, 2e trimestre 2015.

Extrait :

J’ai rencontré Marie, 39 ans, une bien belle personne comme on dit, et qui, à bien des égards, s’est révélée emblématique de la situation, du comportement et du parcours de nombre de celles qui sont exclues actuellement du droit aux allocations d’insertion.

D’abord par la philosophie avec laquelle elle prend la situation potentiellement désastreuse et tout à fait stressante à laquelle elle doit pourtant faire face. Elle est révoltée par ce qui lui arrive, « Je trouve vraiment ça dégueulasse » dit-elle, ce sont ses mots ; d’ailleurs ce matin, elle s’est fâchée sur l’assistante sociale du CPAS « qui veut tout savoir et exige des papiers et des papiers » et fouille dans sa vie privée, son passé, ses petits héritages et pourquoi elle vit dans un appartement avec une si belle cuisine. « On doit puer la misère pour avoir droit au Revenu d’intégration ? » demande-t-elle. Elle qui n’a pourtant rien fait pour en arriver là.