26e MHE / 25 avril 2018 : Les “hors emploi d’ici” doivent-ils être solidaires avec les réfugiés ?

Le 25 avril, à 19h, à La Zone, Quai de l’Ourthe, 42, Liège

auberge espagnole à 18h

26e Mercredi Hors Emploi

A propos de la nécessaire solidarité entre “hors emploi d’ici” et “migrants venus de là-bas”

En présence de personnes impliquées dans le projet “Migrations libres”et “Hébergement – Plateforme citoyenne”, et avec la participation

de  Mathieu, militant de la Voix des Sans Papier,

de  Sébastien Verporten, “(partiellement) hors emploi” , militant à Riposte.cte

de Luan Abedinaj, responsable migrants national à la CSC

et de :

Denis Pieret, philosophe, formateur à PhiloCité et auteur du livre « Les Frontières de la mondialisation, Gestion des flux migratoires en régime néo-libéral » (P.U.Lg).

Dans la cadre du lancement de l’action “Migrations Libres”,
Action collective, humanitaire et politique, de solidarité avec les migrants et les réfugiés, soutenue actuellement à Liège par Riposte.cte, le Cadtm, le Cpcr, La Zone et F41. 

La plupart des militant.e.s du collectif liégeois Riposte.cte sont depuis trois mois impliqués dans l’hébergement régulier de migrant.e.s, en provenance du Parc Maximilien ( Gare du Nord/ Bxl).

Leur soutien à cette pratique d’accueil se déroule dans le cadre du projet Migrations libres, projet d’hébergement collectif soutenu par un réseau associatif, qui lui-même s’inscrit pleinement et volontairement dans la large dynamique de Hébergement- Plateforme citoyenne- Liège

En tant que collectif de « hors emploi d’ici », soutenant cette initiative, avec d’autres associations liégeoises, Riposte.cte souhaite proposer une soirée qui visera à construire une argumentation politique solide sur la nécessaire solidarité entre « hors emploi d’ici » et migrants-réfugiés « venus de la-bas ».

Les “hors emploi” d’ici doivent-illes être solidaires des migrant.e.s ?
Volontairement provocatrice, cette question n’en mérite pas moins d’être posée, à l’heure où la question migratoire et les « guerres culturelles et religieuses» occultent de plus en plus la question sociale et les luttes de classe.

Que répondre à ceux et celles qui accusent les migrant.e.s de venir “voler le travail des belges”, de contribuer à tirer les conditions de travail vers le bas ou encore de concurrencer « nos » pauvres et « nos » sdf dans les politiques sociales ?


Beaucoup d’entre nous sont légitimement révolté.e.s par ces propos mais n’ont souvent pas grand-chose d’autre à leur opposer que des grands principes moraux ou humanitaires abstraits. Or, sans nier leur importance, il nous semble essentiel d’une part de questionner cette assertion “on nous vole notre travail” (à qui “notre” travail appartient-il en réalité ? ) et d’autre part, de défendre l’idée que la solidarité avec les migrant.e.s relève aussi de notre intérêt, y compris en tant que chômeur.se.s, pour nous libérer d’une matrice du travail asservissante pour toutes et pour tous !

Nous vous invitons à venir réfléchir avec nous aux façons de construire un argumentaire qui tienne la route sur ces interrogations brûlantes d’actualité. !

 

promo:
démosphère
évènement facebook

Facebook 2 Twitter 0 Google+ 0 Mail