De l’Etat social actif à la Sherwoodisation / Thierry Müller/ PhiloCité® / juin 2017

Publiée par PhiloCité®, cette analyse interroge le sens de politiques dites de “l’Etat social actif”, initiées en Belgique dès 2002, qui, au lieu de “réinsérer” les exclus dans le marché de l’emploi, aboutit quinze ans plus tard à un nombre record de personnes, non seulement toujours hors emploi, mais  se retrouvant même hors  de tout filet de sécurité sociale et hors de tout radar institutionnel: des sherwoodisés…

C’est-à-dire ?  Des décrochés à bas bruit, qui “vivent désormais dans une espèce de forêt mentale et sociale où ils ont été rejetés et où l’on a perdu leur trace. Rejetés ? Vraiment ? La métaphore pourrait pourtant laisser penser qu’ils auraient plutôt décidé, bon gré mal gré, d’adopter cette nouvelle figure de «hors contrôle» comme un nouveau territoire d’expériences. Si on colle au plus près de la métaphore, on pourrait même penser qu’elle indique que ceux dont on parle auraient rejoint la forêt comme on rejoint un maquis, composé de foyers de contestation. Ils ne s’y seraient pas forcément enfoncés par plaisir mais avec détermination, dans une posture de contestation assumée… “

Suite: De l’ESA à la Sherwoodisation

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