En Vie, de Manuel Poutte (B), 2001, Lux Lugit films

Quelques images, speed sur fond de musique techno, suffisent à Manuel Poutte, pour établir le constat d’une époque vide de sens. Pourtant, à l’heure où l’ordre des choses semble si bien installé, où toute opposition semble vaine et toute révolte éteinte, naissent de nouvelles formes de contestation, de nouveaux foyers de résistance. Dans le nord de la France, en Gaume, à Liège, à Bruxelles, le réalisateur nous emmène à la rencontre de quelques-unes de ces forces vives à travers trois expériences. Marie-Luce, le Collectif sans nom, la ferme du Hayon, tous ceux qu’on voit vivre ici et qui témoignent ont réfléchi sur les fondements de leur vie: leur rapport au monde, aux autres, aux valeurs. Tous expérimentent des formes d’engagement radicales.

Pour Manuel Poutte, En Vie: “C’est un appel à faire changer les choses par rapport au monde dans lequel je vis, que je trouve insupportable . Soit, je choisis de faire avec, je deviens plus cynique et je tombe dans la tendance générale désabusée dans laquelle on baigne quotidiennement, soit j’espère qu’il y a moyen de transformer cette société.”

Attention ! A 59 minutes 32 secondes, vous découvrirez comme si vous y étiez, au cœur de luttes urbaines de la fin des années ’90, d’abord une mémorable action d’entartage collectif de top managers et de la Ministre de l’Emploi de l’époque, menée à Bruxelles par le Collectif Autonome des Chômeurs (CACH). Ensuite , à 63 minutes et 2 secondes , le reporter suit pour vous une action peu médiatisée et pourtant étonnante : l’occupation sauvage de l’Onem de Liège, durant plus de16 heures, réalisée à l’initiative du collectif liégeois “Chômeur pas Chien”, pour dénoncer le traquage des domiciles des chômeurs soupçonnés de fausses déclarations domiciliaires.

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